Aéla Whooden

Aéla est notre personnage principal. Ses parents, Carole et Daniel s’aiment passionnément et l’attendent avec impatience.

Daniel est immédiatement conquis par le sourire et le regard de sa fille. Il passe énormément de temps à s’occuper d’elle et la fait passer avant tout. Carole, quant à elle, a l’air de regretter cette enfant et sa liberté. Elle s’éloigne de plus en plus de sa famille.

Daniel s’occupe donc seul d’Aéla. Au fur et à mesure que la petite fille grandit, ils se créent un univers bien à eux, rempli de princesses, de bonbons colorés, de chevaux blancs, de chansons, de rires et surtout d’amour. Une belle complicité s’installe entre eux. Aéla aime son père plus que tout et il le lui rend bien.

Carole, lorsqu’elle rentre, passe son temps à dormir, à s’occuper d’elle-même. Le couple se dispute beaucoup et Carole s’en prend facilement à sa fille, même toute petite. Aéla ne comprend pas pourquoi sa mère la traite comme ça mais elle l’aime quand même. Quand Carole n’est pas ivre, elle s’occupe très bien d’Aéla. Elle lui lit des histoires, lui donne beaucoup d’affection mais ces moments sont de plus en plus rares.

Aéla n’a pas d’autres choix que de se reposer sur son père pour grandir plus ou moins normalement.

Un soir, c’est la dispute de trop. Carole hurle dans toute la maison. Aéla, alors âgée de 7 ans, se cache dans les escaliers pour observer la scène mais ne comprend pas tout ce que ses parents se disent. Carole ne fait que crier et Daniel essaie de la calmer. La femme, encore ivre, finit par mettre Daniel à la porte avec pour seul bagage, un vieux sac à dos avec quelques vêtements.

Aéla court se réfugier dans sa chambre. Le lendemain, Carole raconte à sa fille que son père aime une autre famille et qu’il préfère aller vivre avec eux parce que la petite fille est plus gentille et plus jolie qu’elle. Aéla est dévastée. Elle ne comprend pas comment son père peut l’abandonner et aimer quelqu’un plus qu’elle. C’est décidé, Daniel n’est plus son papa.

Carole continu à s’alcooliser. Elle reste cependant à la maison mais invite tous ses amis peu fréquentables tout le temps. Elle vend les affaires de Daniel pour payer les factures et bientôt, elle arrive à cours d’argent. Elle commence donc à vendre les affaires d’Aéla. La petite fille se retrouve dans une chambre presque vide de jouets, de vêtements… Elle est souvent obligée de traverser la ville à pied toute seule pour aller à l’école. Elle essaie tant bien que mal de faire ses devoirs le soir alors que sa mère lui hurle dessus et fait la fête aves ses amis dans la maison.

Un an après le départ de Daniel, Carole se retrouve réellement à cours d’argent et doit vendre leur magnifique villa, les meubles et certaines de ses affaires pour payer ses dettes. Elle trouve une petite maison avec une seule chambre à Willow Creek. Aéla n’a plus de chambre, plus de lit, plus de jouets. Son seul espace est le salon. À seulement 8 ans, la petite fille est traitée comme une moins-que-rien, une esclave. Elle doit faire le ménage dans toute la maison, aller faire les courses en rentrant de l’école. Elle ne peut faire ses devoirs que sur le perron de la maison. Elle dort sur un vieux matelas installé dans un coin du salon.

Aéla n’est pas une enfant très épanouie et pourtant, elle reste dans le droit chemin. Elle travaille du mieux qu’elle peut et réussi à être dans les premiers de sa classe. Elle est très respectueuse et polie, très serviable et gentille.

Sur le chemin de l’école, il lui arrive souvent de rêver d’une autre vie. Elle s’imagine avec ses parents faire le tour du monde. Elle peindrait avec son père, aiderait sa mère à organiser les concerts d’une chanteuse à succès… Elle se surprend aussi à rêver de partir… Toute seule. Loin de ses parents, de la misère dans laquelle elle vit depuis plusieurs mois.

Un matin, Carole réveille sa fille en lui criant dessus comme à son habitude. Il faut aller faire les courses mais cette fois, Carole irait avec elle. Sur le chemin du retour, elles croisent le chemin d’une dame d’une soixantaine d’années, Marina, la tante de Carole.

Aéla la trouve jolie, elle paraît gentille. Elle ressemble plus à une jeune grand-mère qu’à une tante aux yeux d’Aéla. « Et puis d’abord, ça ressemble à quoi une tante? »

Après quelques minutes de discussion, Marina propose à sa nièce de la soulager de temps en temps en venant lui donner un coup de main pour le ménage mais aussi en s’occupant d’Aéla. Carole accepte avec plaisir parce que « Tu ne te rend pas compte à quel point c’est difficile de s’occuper de tout, toute seule. En plus la petite est dure ! »

Une fois rentrées à la maison, Carole se sert un verre. Elle se met à hurler sur Aéla parce qu’elle n’avait pas encore fait à manger ou parce qu’elle n’a pas fait la vaisselle ou laver les toilettes ou fait le lit de sa mère… Tous les prétextes sont bons pour passer ses nerfs sur la petite fille.

Chaque soir, Aéla pense à cette femme. Et si elle partait une nuit. Si elle allait chez cette tante. Mais elle ne sait pas du tout où elle habite, ne connaît que son prénom… Alors elle espère. Elle n’a plus que ça pour tenir. Un jour, elle partira. Un jour, elle laissera sa mère et partira vivre loin. Loin de sa mère, de cette maison, de tout. Elle pourra repeindre, elle pourra dormir dans un lit, manger à table, faire ses devoirs sur un bureau, même si elle sera sûrement assez grande pour ne plus avoir à faire de devoir… Mais elle sait qu’un jour, elle partira et ne reviendra jamais.

Quelques semaines plus tard, Carole secoue Aéla pour la réveiller. Elle lui tend un petit sac à dos en lui disant qu’il faut qu’elle s’habille, qu’elle va la déposer chez sa tante, Marina. Aéla se lève, enfile le seul pantalon qu’il lui reste, un vieux t-shirt trop petit pour elle, un gilet qui sent la cigarette froide. Elle met ses vieilles baskets et suit sa mère à l’arrêt de bus.

Carole sonne chez sa tante et lui dit qu’il faut qu’elle s’occupe d’Aéla jusqu’au lendemain pour qu’elle puisse se reposer parce que « Tu comprends, de temps en temps ça fait du bien de se reposer, surtout quand tu as un enfant aussi dur ! »

Aéla ne comprend toujours pas pourquoi sa mère dit à tout le monde qu’elle est difficile à vivre. Elle qui fait tout pour sa mère, qui ne lui parle que lorsque c’est vraiment nécessaire comme sa mère lui a demandé… Tous ces mots la rendent terriblement triste. Carole s’en va sans même un regard pour sa petite fille. Mais Aéla a l’habitude…

Marina lui propose un petit-déjeuner, du chocolat chaud, du jus de fruits… Impossible pour la petite fille de refuser. Elle n’a pas la chance d’avoir tout ça chez elle depuis que son père est parti. Elle se rue sur les viennoiseries, boit son chocolat d’une traite sans même se soucier de se brûler. Elle se rend vite compte que son comportement n’est pas très poli, elle s’excuse toute penaude. Marina lui assure que ce n’est rien et que ça lui fait même plaisir qu’elle mange avec autant d’appétit.

Elle lui propose ensuite de faire un bon bain chaud avec pleeeeein de mousse. Aéla est aux anges. Ça fait déjà quelques jours qu’elles n’ont plus d’eau à la maison et qu’elle se lave à l’étang du quartier chaque matin avant d’aller à l’école. La petite fille se prélasse dans son bain et se perd dans ses pensées. Elle n’a pas du tout envie de rentrer chez elle, elle se sent si bien ici. Ça lui rappelle son ancienne vie, lorsque son père était encore là. Finalement, c’est de sa faute si sa vie est comme ça aujourd’hui, s’il n’était pas parti, rien n’aurai changé. Aéla lui en veut encore terriblement.

Tout au long de la journée, la petite fille se fait chouchouter par Marina. Coiffeur, nouveaux vêtements, nouvelles chaussures… Qu’est que ça fait du bien de se sentir en sécurité et qu’on s’occupe de nous ! Marina lui a même préparé un gâteau pour le goûter.

Le soir venu, Aéla va se coucher dans un vrai lit dans la chambre d’amis, elle se sent tellement bien avec Marina, elle ne veut pas partir. Elle se confie à cette grande tante qu’elle considère plus comme une grand-mère. Elle lui parle de ses conditions de vie. Elle dépose son fardeau pour quelques heures et réussit à s’endormir plus rapidement que jamais.

Le lendemain midi, Carole doit revenir chercher sa fille. Secrètement, Aéla espère qu’elle ne viendra pas et qu’elle pourra rester encore une journée chez Marina. L’après-midi passe et toujours pas de nouvelles de Carole. Son rêve va t’il se réaliser ? En début de soirée, Marina entre dans le salon et s’assoit près de sa petite-nièce. « Ta maman ne peut pas venir te chercher tout de suite. Si tu es d’accord, tu vas rester chez moi encore quelque temps. »

Ça y est. C’est fini. Aéla ne peut retenir ses larmes. Elle saute dans les bras de Marina en la remerciant. Elle venait de lui sauver la vie.

Aéla prend goût à aménager sa nouvelle chambre, à ranger ses beaux vêtements, elle aide Marina à s’occuper de la maison. Elle peut faire ses devoirs sur un vrai bureau dans sa chambre, comme elle le rêvait. Elle sait qu’elle peut dormir tranquille, elle est en sécurité.

Marina et Aéla sont très complices, elles passent beaucoup de temps ensemble, elles vont faire le marché tous les samedis matin. De temps en temps, elles aperçoivent sa mère au loin, titubant devant un bar… Elles se regardent et continuent leur chemin. Le week-end, elles jouent aux jeux de société, elles vont prendre le goûter chez les amies de Marina. Elles vont visiter les malades à l’hôpital de la ville… Aéla a l’impression d’être en vacances tout le temps.

La petite fille devient une jeune fille. Elles n’ont plus du tout de nouvelles de sa mère et Aéla s’en fiche complètement. Mais une personne lui manque tout de même.

Depuis qu’elle vit chez Marina, Aéla a repris la peinture. Une discipline qu’elle a apprise avec son père. Plus elle peint, plus elle pense à lui. Et si sa mère avait menti. Si son père n’était pas parti de lui-même. Non Carole ne pouvait pas avoir fait ça. Et s’il n’était pas parti de lui-même, il aurait essayé de la revoir. Elle se confie souvent à sa « grand-mère ». Elle lui fait part de ses doutes, de ses questionnements…

Aéla continu de grandir comme une adolescente normale mais garde au fond d’elle ce vide qu’à laissé son père, il y a presque 10 ans.

Un soir après les cours, Marina lui a préparé un repas sentant particulièrement bon. Elles s’attablent et Marina demande à sa « petite fille » de l’écouter sans l’interrompre.

« J’ai retrouvé ton père. Je l’ai contacté. Et nous nous sommes rencontrés. Nous avons parlé pendant de longues heures. Il m’a raconté à quel point vous étiez proches quand tu étais petite. Il m’a aussi parlé de la descente aux enfers de ta mère. Comment elle s’en prenait à toi et qu’il se mettait toujours entre vous deux pour te protéger. Qu’elle est folle de jalousie de votre relation. Il m’a raconté toutes les disputes entre eux. Mais aussi le jour où il est parti. Aéla, il voulait t’emmener avec lui. Il ne voulait pas te laisser. Mais c’est ta mère qui l’a mis dehors. Elle a tout fait pour l’empêcher de te voir. Il a vécu pendant longtemps à quelques rues de votre ancienne maison. Il pouvait te voir aller à l’école, il allait voir tes professeurs pour s’assurer que tu allais bien. Il ne t’a jamais abandonné. Mais quand vous avez déménagé, il ne vous a pas retrouvé. Après quelque temps, il est parti faire le tour du monde. Quand il est rentré, il s’est dit qu’un jour, tu exploiterais ton talent pour la peinture. Du coup, il a ouvert une galerie d’art à San Myshuno, juste à côté de l’école d’art. Il s’est dit que peut-être tu pousserais les portes de sa galerie un jour et qu’il pourrait enfin te retrouver. Aéla, il voudrait à nouveau faire parti de ta vie mais il comprendrait très bien que tu ne le souhaites pas. »


La vie d’Aéla vient de prendre un nouveau tournant.

Les retrouvailles se feront-elles ?!?

Aéla en images

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